Archive for the ‘Linux (et autres OS)’ Category

HP DV6810, Ubuntu 8.04 et Windows Vista

Voilà un mois que je me suis acheté un nouvel ordinateur portable, le HP DV6810 (version US), profitant de l’avantageux taux de change euro/dollar. Me voici donc sur un AMD dual-core 2GHz, 3Ga de RAM et une carte graphique GeForce 7150 milieu de gamme. Ma RAM a vécu une multiplication par 6 par rapport à mon ancien PC, et ma carte graphique remplace un chipset intel intégré déprimant d’incapacité.

Windows Vista : on a vu mieux

Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si Vista n’équipait pas mon cher PC. La version Home Premium est loin de me satisfaire, vu qu’elle m’empêche, pour une raison indétectable, de détecter des parties en cours sur un réseau local… J’installe donc Vista Entreprise, dont je dispose gratuitement via l’université d’Oklahoma, et là c’est le drame, mon matériel n’est pas entièrement reconnu. Manquent :

  • la carte son
  • la carte graphique
  • la carte Ethernet
  • la carte wifi
  • les boutons tactiles de gestion  du son et des médias
  • le lecteur de cartes SD

Oui je sais… C’est moche. Je passe une journée à retrouver les pilotes, car le site de support de Dell ne fournit pas les pilotes correspondants pour la carte wifi (une erreur si bête… le gestionnaire de téléchargement se tue à me proposer un pilote Broadcom, j’apprendrai plus tard que ma carte wifi est une Atheros).

La solution de dégrader vers XP n’est pas parfaite non plus car XP ne gère que 2Ga de RAM maximum…

Linux Ubuntu 8.04 : du mieux mais pas parfait

Je me décide à installer Ubuntu 8.04, pensant passer plus de temps encore à résoudre les problèmes que sous Vista. L’installation se fait rapidement, et je commence à diagnostiquer.

  • La carte graphique n’est pas prise en charge
  • La carte Ethernet n’est pas prise en charge
  • La carte wifi n’est pas prise en charge

Comment résoudre le problème ? Via la documentation Ubuntu. Une page est consacrée à mon chipset wifi. Temps de résolution : 10 minutes tout compris. Une page est consacrée aux cartes graphiques NVidia, temps de résolution : 5 minutes tout compris.
Bien sûr le tout m’a pris beaucoup plus de temps, du temps de recherche et de test, essentiellement parce que j’avais mal identifié ma carte wifi. Au final, le tout m’aurait pris 30 minutes maximum si j’avais été plus efficace et avais appliqué les recommandations de la doc Ubuntu plutôt que de chercher plus compliqué.

Conclusion de cette petite expérience : Linux n’est pas parfait, loin de là, et reste compliqué à installer quand on tombe sur la combinaison de matériel non reconnu (HP est un champion dans cette catégorie), mais qu’on ne vienne pas me dire que c’est mieux que Windows. Pensez simplement que si vous aviez à installer Windows au lieu de l’acheter préinstallé sur l’ordinateur, les difficultés seraient les mêmes… A l’inverse, si Linux était préinstallé sur les ordinateurs vendus, la simplicité serait au rendez-vous. Voilà qui confirme le fait que le succès de Windows est plus dû à la réussite de sa stratégie commerciale qu’à de meilleures performances techniques. On en doutait ?

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Tuesday, June 17th, 2008

Ubuntu 8.04 « Hardy Heron » est disponible

Il m’aura fallu cette news du Site du Zér0 [fr] pour m’en rappeler : la version finale d’Ubuntu 8.04 est sortie aujourd’hui. Vu que je tourne dessus depuis deux semaines, j’ai fini par ne plus attendre cette date… Bien que je pense faire une réinstallation complète d’ici quelques temps, probablement avant de démarrer mon stage (nouveau pays, nouvel ordi :) ). La nouvelle du Site du Zér0 est très détaillée - un peu verbeuse à mon goût, vu qu’ils ont pour principe de tout reprendre depuis le début, même dans leurs nouvelles - mais elle a le mérite de la clarté.

Si vous souhaitez vous mettre à jour, je ne saurais que trop vous conseiller d’attendre un peu, de ne pas tenter trop vite la mise à jour par Internet… La distribution étant de plus en plus utilisée, les serveurs sont plus ou moins surchargés les quelques heures, voire jours, suivant une sortie.

D’autant que cette distribution est une LTS, pour Long Term Support, soit Prise en charge à long terme en français : elle sera maintenue pendant plus longtemps que les autres versions, soit trois ans (bureau) et cinq ans (serveurs) au lieu de deux fois moins. Ceci est critique pour les mises à jour de sécurité et essentiellement pour les entreprises… Faire une mise à jour de son serveur trop fréquemment n’est pas recherché par les administrateurs réseau.

N’hésitez pas à télécharger un live cd [en], qui vous permettra de tester la distribution depuis le CD, sans rien installer sur votre ordinateur. Vous serez peut-être vite conquis… La difficulté de Linux n’est plus tant technique qu’une question de changement d’habitude.

Thursday, April 24th, 2008

Ubuntu 8.04 - premières impressions - gestion des périphériques

Mon utilisation quotidienne de mon ordinateur me fait petit à petit découvrir de nouvelles facettes d’Ubuntu 8.04.

A noter aujourd’hui, un très gros progrès dans la gestion des périphériques en ce qui concerne Ubuntu 8.04, et notamment la reconnaissance de ces périphériques. Alors que mon imprimante Canon Pixma MP180, une multifonction premier prix, nécessitait d’utiliser les pilotes génériques payants fournis par Turboprint [en] sur Ubuntu 7.10, vu que Canon n’éditait pas de pilote pour Linux, il m’a simplement fallu la brancher pour qu’elle soit automatiquement détectée et installée, un message m’informant au bout de quelques secondes que « l’imprimante MP180 avait été détectée et ajoutée, grâce au pilote PIXMA MP180 ».

Un bon point pour Canon, qui a probablement ou développé la version Linux de son pilote, ou donné accès aux développeurs du noyau Linux à ses sources pour qu’ils développent eux-mêmes cette version (ce qu’ils avaient proposé voilà quelques mois). Un bon point à l’équipe de développement d’Ubuntu pour l’intégration de cette nouveauté très appréciable.

Reste à savoir si cela concerne de nombreux périphériques, ou si j’ai eu de la chance avec mon imprimante et fait partie des happy few.

Tuesday, April 15th, 2008

Ubuntu 8.04 - premières impressions - bureau étendu, enfin ?

J’ai passé une partie de la soirée d’hier et une partie de ma journée à remettre mon OS à neuf. C’est une bonne chose de faite, et quelques leçons d’apprises.

Tout d’abord, cela a confirmé ce dont je me doutais : KDE 4 n’est pas utilisable en l’état. Pas seul en tout cas. J’ai en effet d’abord installé Kubuntu 8.04 avec KDE 4 [en]. L’installation se passe aussi bien que pour les autres versions, mais KDE4, malgré toutes ses qualités (rapidité, ergonomie, j’en passe), manque d’applications et d’utilitaires. Bref, quelques heures dessus me font songer à revenir en arrière (notons que K3B n’étant pas encore porté sous KDE4, j’ai dû me débrouiller autrement pour graver ma seconde image ISO).

Second essai, le bon cette fois, Kubuntu 8.04 [en]. L’installation est la même, et tout se passe bien. Je retrouve mon KDE 3.5.9. Du coup, presque aucun problème pour copier ma configuration (dans le /home/paul/.kde) sur le nouvel OS. Un seul souci : dans KMail, mon compte POP de relevé de courrier a disparu, je dois le reconfigurer (tandis que mon compte d’envoi SMTP, lui, est bien là…).

Une bonne nouvelle enfin : je démarre mon ordinateur portable (un écran 1280×800) avec un moniteur externe (1280×1024) branché en parallèle, et surprise, Xorg se met automatiquement en double écran. Ce n’est pas parfait mais me laisse augurer un bureau étendu dont je rêve depuis longtemps. Ouverture des paramètres d’affichage, quelques bidouillages après, je me rends compte que le bureau étendu est très facilité par la 8.04, même si de gros efforts restent à faire (gestion des écrans de ratios différents, amélioration de l’interface de configuration).

Je tourne donc sur un Linux Kubuntu 8.04 « Hardy Heron » beta, avec un simple affichage sur écran externe à la maison, écran intégré ailleurs, et j’attends avec impatience la version finale, pour voir si cela a été amélioré. Au pire, ce sera pour la prochaine version, la 8.10 (« Intrepid Ibex »), prévue comme son numéro l’indique pour octobre 2008.

Edition : un début de conversation intéressante sur la sécurité des OS, dont Ubuntu, se passe sur le Bocal de Poulpette [fr].

Friday, April 11th, 2008

L’installation d’Ubuntu grandement facilitée

La nouvelle version d’Ubuntu, Hardy Heron (8.04), prévue pour le 24 avril 2008 (comme l’annonce le planning de développement [E.N.]), est d’ores et déjà disponible en version de betatest, apparemment stable. En tout cas, une grande nouveauté a déjà été décrite et vantée : la possibilité d’installer, en mode graphique, depuis Windows, grâce au logiciel Wubi Installer.

ZDnet.fr [F.R.] décrit la procédure à grand renfort de captures d’écran. Le tout semble intuitif, peu risqué et très simple pour l’utilisateur peu averti. J’aurai probablement l’occasion de tester ce mode d’installation, car je me méfie de la mise à jour de distribution par Internet - surtout que j’ai KDE4 d’installé, et des restes de Gnome traînant dans mes fichiers de configuration : je crains les conflits. Si je m’aventure à tester une des Beta, vous le saurez, bien que je manque de temps.

Saluons en tout cas cette nouvelle fonctionnalité, à mon avis essentielle pour que les utilisateurs moins aventureux soient rassurés par Linux, qui fait toujours peur : de ce que j’ai pu lire et entendre, autant un utilisateur moyen semble s’approprier relativement facilement un Ubuntu installé, autant il peut redouter l’opération d’installation proprement dite. C’est compréhensible, quand on vous demande de booter sur un live-cd et de valider le partitionnement de votre disque… Cela dit, ces mêmes gens n’ont probablement jamais eu à installer Windows. Pas de quoi crier à la supériorité de l’OS de Redmond, donc.

Reste à espérer que Wubi Installer soit aussi simple à installer qu’il en a l’air. Je m’avoue curieux. Merci à Tristan Nitot [F.R.] pour le lien.

Wednesday, April 9th, 2008

Passagers clandestins des TIC communautaires

La démocratisation de l’Internet a eu de nombreuses conséquences, tant positives que négatives. L’un des aspects les plus irritants, et dommageables, est l’apparition d’une catégorie non-négligeable d’internautes / informaticiens amateurs, cherchant à apprendre le web-développement, à maîtriser Linux… Bref, cherchant un comportement “alternatif”, sans y mettre aucun engagement. Le but n’est pas réellement de profiter de l’outil, mais plutôt d’avoir le sentiment de faire partie d’une communauté exclusive, l’impression d’appartenir à une « élite » informatique.

Ce type d’internautes est assez répandu. Les sites de vulgarisation de l’informatique leur permettent d’acquérir avec un investissement en temps minimal les fondements du web-développement ou de Linux (pour ne prendre que ces deux exemples). Le Site du Zér0 [F.R.] en est une parfaite illustration : la grande majorité de sa communauté est représentative du type d’internautes que je vise. De plus, les sondages du SdZ sur ses visiteurs me permettent de définir à grands traits ces personnes :

  • des hommes en immense majorité,
  • des jeunes (moins de 18 ans dans 2 cas sur 3), au début de leurs études (pré-bac la moitié du temps),
  • pour qui l’informatique n’est qu’un loisir, et pas le domaine d’études ou de travail.

Ces personnes là ne réalisent pas un réel investissement mais s’intéressent à l’informatique pour s’amuser. Ils posent généralement un gros problème dans les communautés, notamment les communautés linuxiennes : ils ne savent pas chercher. C’est très dommageable, car face à la moindre difficulté, leur premier réflexe est de poster sur un forum communautaire. A ma connaissance, un forum très affecté par ce problème est le forum de la communauté francophone d’Ubuntu [F.R.]. Les membres les plus investis et les modérateurs renvoient constamment les gens à des sujets déjà existants, à des résultats de recherche Google ou encore au manuel des logiciels (ou des commandes console, pour Linux) !

On peut assimiler ce comportement au comportement de « passager clandestin » décrit par Mancur Olson
(Logique de l’action collective, 1965) : un passager clandestin est un utilisateur d’un bien collectif (ici, l’Internet) qui ne paie pas le prix de son utilisation.

Dans le cas de l’internaute, quel est le prix de l’utilisation ? Il n’est pas monétaire évidemment, mais plutôt de l’ordre de la contribution : dans le comportement que je décris, il est très rare que l’internaute apporte sa contribution à l’Internet. Cette contribution peut prendre de nombreuses formes : participation à des wikis, à du développement de logiciels libres (programmation / traduction / communication…), aide sur les forums…

Le risque semble être minime. En effet, les internautes contributeurs sont conscients, lorsqu’ils effectuent une contribution, que celle-ci a toutes les chances d’être « consommée » par des internautes sans aucun retour, que ce soit un simple remerciement. Ce phénomène est connu et accepté des contributeurs.

Il faut simplement noter que si la proportion des internautes non contributeurs, de manière large, et plus spécfiquement des internautes décrits ci-dessus, qui non seulement ne contribuent pas mais en plus envoient beaucoup de requêtes parallèles (la pire démarche étant de poster le même message d’aide sur différents forums), les internautes contributeurs (posteurs de messages de réponse notamment) risquent d’être submergés et soit d’être moins efficace, soit de perdre l’envie de contribuer.

Webcomic de XKCD, 'RTFM'
Image issue de xkcd

L’expression bien connue des informaticiens, RTFM, est plus que jamais d’actualité. Comme il n’y a pas d’autorité de régulation pour un tel problème, c’est aux internautes dans leur ensemble de gérer les non contributeurs / demandeurs, en leur rappelant que Google et man existent. Ce que les forums font, chacun avec leur tolérance et leur façon de faire.

Wednesday, April 9th, 2008

Linux Pratique Essentiel : j’en suis !

En kiosque aujourd’hui, le numéro 1 de Linux Pratique Essentiel, un magazine complémentaire du plus connu Linux Pratique consacré pour sa première édition aux incontournables du logiciel libre. En vente au modeste prix de 6,50€, il vous permettra de découvrir des logiciels qui méritent le détour - et de lire ma modeste contribution à l’ensemble.

Je ne ferais évidemment pas un billet sur un nouveau magazine si cela ne me donnait pas l’occasion de parler de moi ! J’ai eu la chance d’être contacté (via la liste de diffusion des traducteurs de KDE, un environnement graphique pour Linux) par la rédaction de LPE, qui recherchait des contributions sur les logiciels de KDE… J’ai sauté sur l’occasion et ai rédigé un petit quelque chose (pp. 22-24) sur les KIO-slaves et leur intérêt sous Konqueror.

Du coup, j’ai acheté et parcouru la revue, qui a l’air intéressante. Au-delà des classiques pages d’actualité, pas forcément neuves si l’on suit un peu l’actualité sur le Web, on trouve 8 pages consacrées à Gnome, l’autre environnement graphique majeur de Linux, 10 pages à KDE, 5 pages à XFCE (un environnement graphique minimal ultrapersonnalisable) et une quarantaine de pages au dossier sur les logiciels libres incontournables. Je me suis rendu compte que je n’en connaissais pas tant que ça ;)

Je n’aurais pas eu le réflexe d’acheter un magazine sur Linux, puisque de nombreuses ressources sont disponibles en ligne - et donc gratuitement et à jour. L’avantage insigne de la revue papier, c’est qu’on découvre des choses qu’on n’aurait jamais pensé à chercher sur Internet, puisque sur le Web, on ne trouve que ce qu’on cherche. Là, au fil des pages, on apprend quelques nouveautés, et des trucs et astuces qui peuvent faciliter un peu plus l’utilisation de l’outil informatique.

Friday, April 4th, 2008