Archive for the ‘Divers’ Category

En vrac - Prolongation des vacances

Je n’ai pas pu du tout poster ces dernières semaines, alors que je l’espérais. Maintenant que je pars en vacances c’est évidemment encore plus compromis. J’espère un retour des billets réguliers début septembre.

Avant de vous laisser pour août, voici quelques nouveautés, qui auraient probablement fait l’objet d’un article si j’avais pu (cela reste une possibilité pour la rentrée) :

  • Je me suis lancé dans le développement d’un Sudoku pour l’iPhone. C’est intéressant, on s’amuse avec Ludo (je développe avec lui), et on espère sortir quelque chose de décent. L’AppStore devrait se méfier, on arrive ! Sortie probablement à la rentrée.
  • Mon stage a touché à sa fin vendredi dernier. Conclusion : beaucoup de JAVA. Il s’agissait en fait de créer des programmes simulant différent modèles de sécurité des interactions basés sur la confiance que des entités s’accordent. Des choses intéressantes même si cela a confirmé que la recherche n’est pas faite pour moi.
  • KDE 4.1 est sorti et commence enfin à me plaire. Il est fonctionnel, utilisable, et même si Gnome est toujours plus pratique pour moi (il reconnaît l’intégralité des touches spéciales de mon ordinateur (média, volume, luminosité, télécommande)) je me remets avec joie à travailler sous KDE. Les plasmoïdes sont super !
  • Amarok 2 avance à grands pas. Les gars aux commandes mènent en plus une très bonne initiative, le Project Neon : des paquets sont compilés très fréquemment (tous les jours) pour suivre le développement de près. Il vous suffit d’installer le paquet amarok-nightly pour bénéficier de cette excellente idée. Sinon vous pouvez toujours essayer la deuxième alpha.

Voilà “mon” actualité Linux/Informatique. Bonnes vacances à ceux qui en ont, bon courage aux autres.

Wednesday, August 6th, 2008

Indisponibilité temporaire de Valhon

Edition : Valhon est temporairement disponible ici : http://www.cinemaetc.com/valhon

Chers joueurs,

Un conflit avec la personne qui hébergeait Valhon a conduit à ce que celle-ci supprime le jeu de son serveur sans préavis. Ne pouvant pas récupérer pour l’instant l’adresse www.valhon.com, la nouvelle adresse du jeu sera www.valhon.fr. Cette adresse sera mise en place dans deux à trois jours, et en attendant le jeu sera hébergé dès demain sur une adresse provisoire qui vous sera communiquée ici.

N’ayant plus d’autorité sur l’ancienne url du site et sur le chan IRC Valhon du serveur quakenet, les informations pouvant y être délivrées ne sont pas de notre ressort et ne peuvent être tenues pour fiables. Un nouveau canal a été mis en place, sur le serveur Langochat (irc.langochat.net), canal #valhon.

Nous nous servirons de ce blog afin de vous communiquez les informations importantes. Un nouveau chan sera mis à disposition très prochainement, ici toujours :) .

Nous vous présentons nos excuses pour la gêne occasionnée.

Soyez sur que cela n’entravera en rien le développement de Valhon, le jeu continuera à avancer et progresser quoi qu’il arrive.

L’équipe de Valhon.

Thursday, May 29th, 2008

Yelling About Music

[Note au lecteur hypothétique : après mure réflexion après 6 heures de voyage en voiture, j’ai conclu que mon blog avait légèrement tendance à devenir un skyblog dans lequel je parle de ma vie. Étant donné qu’un blog est censé être un carnet de bord, j’ai décidé de recentrer un peu tout ce bordel et de m’axer sur les nouvelles technologies et l’audiovisuel. Bref, en gros, je fais semblant de me remettre en question, et au final rien ne changera. Vous êtes prévenus.]

[E.N.] Yelling About Music est un blog où, pour traduire la description faite par les auteurs, “les habitués des forums de Questionable Content et nerds musicaux vous parlent de groupes et de chansons” (notons au passage combien il est difficile de traduire nerd).

Plus sérieusement, le blog s’est créé en marge du webcomic [E.N.] Questionable Content, dont je vous ai parlé lors de mon premier article. Pour rappel, ce webcomic met en scène un groupe d’amis dont la culture rock indé est une des principales caractéristiques (la culture de l’auteur, Jeph Jacques, est tout bonnement impressionnante).

S’ensuivit un forum, puis un blog de musique. Jeph et trois autres personnes y dissèquent la musique rock, techno et pop, fréquemment indie, mais pas uniquement. C’est en anglais, c’est donc l’occasion d’exercer votre maîtrise de la langue de Shakespeare et consorts, et c’est très intéressant pour quiconque s’intéresse un tant soit peu à ces domaines musicaux. Si vous n’êtes pas fan d’anglais et plutôt rap… Allez voir quand même, histoire de vous faire mal.

Sunday, December 30th, 2007

Alive

Alive (en vie) : je le suis, malgré les apparences, et Daft Punk aussi, depuis plusieurs mois maintenant. Après une absence sur scène de quelques années, le duo versaillais connu (et reconnu) dans le monde entier (plus ailleurs qu’en France…) a effectué un retour fracassant sur la scène techno. Qu’on aime ou qu’on n’aime pas ce style de musique, il suffit de connaître quelques chansons des anciens albums du groupe pour comprendre pourquoi les aficionados se sont rués sur les places des deux seuls concerts français.

Alive est une performance audiovisuelle de taille. Le groupe réussit le pari risqué de mixer sa propre musique (à ma connaissance, aucune partie de l’album n’est composé de thèmes inédits) et de se mettre en scène de façon complètement mégalomaniaque. Il suffit de jeter un oeil aux photos et aux films pour se rendre compte de l’immensité de l’événement.

image du concert Alive de Daft Punk

image du concert Alive de Daft Punk

image du concert Alive de Daft Punk

Partie 1 du concert [F.R., Dailymotion]

Le résultat est enivrant. Découvrir les chansons que j’adorais il y a quelques années de façon complètement inattendue donne une sensation de connaisseur très agréable. Et en plus, cerise sur la pyramide, il semblerait que ces messieurs aient introduit un début de réflexion sur leur musique. Pour preuve : le concert s’ouvre sur le cri “Robot rock”, pour s’achever sur “We are human after all”… Une simple coïncidence, ou une réponse convaincante aux critiques sur l’artificialité de la musique techno ? D’autant que le groupe fait de la “méta-musique”… Franchement, je pense que l’ordre des morceaux n’est pas anodin.

Mais le bémol est de taille : plus j’écoute l’album (qui est tiré du live à Bercy, le 14 juin 2007), plus je regrette d’avoir raté un tel événement, qui évidemment n’a pas l’air de devoir se reproduire de si tôt… Les Daft Punk sont actuellement en tournée en Australie.

Voilà qui donnera du grain à moudre à certaines de mes connaissances qui sont persuadées que la réussite n’est pas accueillie comme elle se doit en France. Ce qui est hélas souvent juste.

Saturday, December 29th, 2007

Dexter et Chopin

Deux articles d’affilée ? A croire que j’ai du temps libre… Profitez-en, cela dit, car mes semaines à venir, jusqu’à Noël, semblent peu propices à la tenue régulière d’un blog. A croire que les bloqueurs n’ont pas pensé au Web 2.0.
Trêve de banalités sur ma vie, aujourd’hui, nous parlons culture.

Poster de DexterDexter est une excellente série (mon top 1 actuellement, en fait, Twin Peaks étant hors classement), qui narre les aventures de Dexter Morgan, spécialiste en analyse de tâches de sang pour la police de Miami, et accessoirement tueur en série éliminant méthodiquement les criminels ayant échappé à la police. La saison 2 est extrêmement intense, le scénario s’y enrichit, sans tomber dans le ridicule, bref de quoi passer un agréable moment, surtout quand comme moi on apprécie particulièrement l’ironie, le cynisme et l’humour noir.

Une des raisons qui font le succès de Dexter, c’est la musique. Premier exemple à l’appui de ma théorie : [F.R.] le générique (commun aux deux saisons). La musique est de Rolfe Kent. Très beau travail sur l’image et ses symboles, pourront noter ceux qui ont vu la série (ou en connaissent la teneur). Je vous invite à aller écouter [E.N.] l’intégralité de la bande-son sur radioblog.club.

Mais pour moi, Dexter, c’est aussi - surtout ? - [E.N.] la nocturne en Mi bémol majeur, Op. 9 No. 2, de Frédéric Chopin. C’est l’Agent Spécial Lundy, du FBI, qui le fait découvrir à Deb Morgan, la soeur de Dexter (également policière). Depuis, le morceau tourne chez moi en boucle. Idéal pour travailler, il est d’un calme apaisant. Un grand moment de musique classique, selon moi (même si tous ne seront pas d’accord).

Pour conclure (car depuis ma classe préparatoire, je conclus), je dirais que Dexter et Chopin, c’est bien.

Tuesday, December 11th, 2007

Esprit de Noël : applications pratiques d’un idéal théorique

Décembre est pour certains chrétiens de ma connaissance le temps de l’Avent. Pour moi, c’est surtout le temps de l’avant-exams, celui où tous les dossiers du monde doivent être rendus à la même minute, mais que votre imprimante n’a plus d’encre car bien sûr, bien sûr vous n’avez plus que deux heures pour rendre votre dossier de bourse.
Depuis quelques années, un certain décalage entre l’idée de l’Avent et sa réalité a perfidement grandi. Depuis que j’ai quitté le foyer familial, notamment. Dissertation sur une déception.

Prenons un mois anodin, banal, et ajoutons-y Noël, fête la plus populaire et commerciale issue de la tradition chrétienne, mettons en fin de mois. 1 chance sur 12 pour que ça tombe le dernier mois de l’année civile, ajoutez-y donc la Saint-Sylvestre. Mettons, une semaine après Noël. Mission accomplie : un mois lambda est devenu en deux décrets-lois un mois chargé. Merci, Napoléon Bonaparte.

Il s’agit maintenant de jouer le jeu : un sapin, décoré de préférence (cette année, cela se résume à une guirlande électrique peu chère dont 5 ampoules ne marchent pas), des guirlandes, des bonshommes reproduisant une scène culte du Nouveau Testament, de la musique traditionnelle… Dans les rues, multipliez les éclairages, ajoutez-y la fête des Lumières (spécialité lyonnaise, consistant à entasser beaucoup de gens dans les rues pour admirer peu de lumières), installez des remises et autres opérations commerciales, un marché de Noël, des magasins, des magasins.

Et pourtant, jusque là, décembre reste sympa, à la condition de perdre sa carte bleue (ce qui m’est arrivé en novembre, hélas, à un mois près j’économisais).

Prenez maintenant la réalité faite étudiante. Des devoirs, des partiels, s’accumulent. Vous vous rendez compte que vos cours sont mal rangés. Que votre orientation n’est pas décidée. Que votre stage n’est pas trouvé, et qu’à ce propos, vous aviez demandé une bourse pour l’étranger, il serait temps de rendre le dossier. Vous commencez à faire des compromis : si vous trouvez un stage sur Lyon, vous y réfléchirez, tant pis pour l’étranger ; si vous bâclez telle partie du dossier, l’autre compensera, tant pis pour la note finale ; la famille se contentera bien du classique DVD censé plaire à tout le monde, et qui finit par ne plaire à personne…

Non. Luttez contre ce mauvais penchant. Pensez que vous le regretterez. Faites l’effort. Cherchez un cadeau personnalisé, poursuivez vos ardus efforts pour obtenir une note fantastique. Visez le 16 de moyenne aux examens : mieux vaut être déçu en ayant 12 qu’être content d’avoir 10 car vous n’avez rien fait. Rendez votre dossier. Rangez votre cuisine. Passez la serpillère. Sortez un peu de chez vous…

Ou alors, faites semblant de vous adresser à des lecteurs sur votre blog pour vous motiver. Subtil effet de catharsis.

Monday, December 10th, 2007

Blocage, suite (et fin ?)

J’en parlais dans un article précédent, mais l’université de Lyon 2 était bloquée depuis trois semaines. Un nouveau vote était organisé hier par la Présidence. Le résultat, écrasant (85% se prononcèrent pour la reprise des cours), était quelque peu entaché par la faible participation (4000 étudiants sur 25000, soit deux fois moins que lors du vote électronique), bien que les bureaux de vote aient été pour l’essentiel bloqués par les bloqueurs eux-mêmes…

Aujourd’hui donc, l’université devait réouvrir, avec un contrôle de cartes d’étudiant et une surveillance par des vigiles. Arrivé à 8h, quelle ne fut pas ma surprise de voir que les bloqueurs avaient “remis ça” : les rares portes supposées ouvertes et surveillées étaient fermées à clef, bloquées par des poubelles et des piquets de grève.

Réuni avec quelques collègues, nous entamons des discussions, n’espérant pas en retirer grand-chose… Nous n’avons pas été déçus. On nous sortit les mêmes arguments que d’habitude :

  • illégitimité du vote organisé par la Présidence (bien sûr, un vote à bulletin secret, ouvert uniquement aux étudiants de Lyon 2… Seul défaut : organisé par la Présidence, forcément non fiable si l’on en croit la théorie du complot national)
  • souveraineté de l’Assemblée Générale, bien que cette dernière ait été déplacée spatialement et temporellement sans avertissement préalable et qu’aucun contrôle sur la carte d’étudiant ne soit effectué lors du vote
  • le blocage permet de forcer les étudiants à “fermer les bouquins et réfléchir maintenant plutôt que d’avoir des problèmes après” (sic)

Bref, les bloqueurs ne vivant apparemment pas sur la même planète que nous, impossible d’arriver à quoi que ce soit de correct. Nous essayons alors d’imposer la force du nombre en retirant les poubelles entassées devant les portes, avec succès, avant de découvrir que les bloqueurs avaient fermé les portes grâce à des antivols pour vélos…

La rumeur d’une intervention policière grondant, nous décidons de ne pas nous disperser, désireux de montrer à la minorité bloquante que nous pouvons nous aussi nous mobiliser. Cette minorité se met à chanter et à tenter de nous faire culpabiliser, rappelant que nous allons entrer en cours sous la protection des C.R.S. et après qu’elle ait été violentée. Peine perdue : nous subissons la “démocratie” des bloqueurs depuis trois semaines, ils ont épuisé tous leurs recours. Je leur réponds que si la seule manière d’assister à nos cours est de le faire sous protection policière, malgré toute la tristesse de la situation, c’est comme ça que cela se passera.

J’ai eu la chance de ne pas assister à l’intervention, car nous apprenons plus tard qu’une autre entrée a été ouverte par la police. Nous nous y dirigeons donc pour accéder à nos salles de classe et pouvoir avoir effectivement cours. Cet épilogue (du moins je l’espère) n’aura toutefois fait que confirmer mes premiers jugements sur les bloqueurs, incapables de la moindre discussion, tristes dans leur acharnement et leurs idées révolutionnaires fantasmées, et malgré tout courageux, car prêts à subir une charge policière pour garder l’espoir de voir leurs revendications exaucées… Leur usage du mot démocratie m’a encore plus découragé de la société française, ou du moins de sa capacité à dialoguer et à avancer. De l’impossibilité de la réforme en France.

Tuesday, December 4th, 2007

Cher père Noël

Cher papa Noël,

Je tiens par la présente à faire état de ma sagesse exemplaire cette année. En effet, en guise de preuve, je pense que suffira un simple rappel de ma sympathie envers mes frères et soeurs, de mes notes remarquables en second semestre de Licence, de ma courtoisie au squash (allant jusqu’à perdre pour faire plaisir à mon père), de ma bonté naturelle. Tu noteras bien que ma réaction face au retard de 6 mois de mes parents concernant mon cadeau d’anniversaire a été remarquablement sympathique.

Il me semble donc que tu recevras avec toute l’attention nécessaire ma lettre contenant les propositions de cadeaux que je pourrais recevoir par cheminée ou autre à Noël.

Ainsi, j’apprécierais (note l’élégance du conditionnel, temps n’exprimant aucune requête mais un simple constat) :
- un portefeuille / portecartes (bref, le pack me permettant de transporter l’essentiel de mes indispensabilités)
- de la littérature anglaise en anglais (Isaac Asimov, Philip K. Dick, Terry Pratchett…)
- un jeu de société (lequel ? à préciser plus tard)

Voici l’état actuel de mes réflexions. Note que ce n’est pas grand-chose. Je me ferai une joie de te communiquer davantage d’idées si elles me viennent à l’esprit.

Dans l’attente de te retrouver par la pensée autour d’un sapin de Noël, je te prie d’agréer une grosse bise.

Paul

P.S. : tu noteras le degré de sophistication de mon français, fort supérieur je pense à celui que tu trouves dans tes autres lettres. Rien que ceci devrait, je le pense, attirer un regard bienveillant sur cette suggestion de présents.

Monday, December 3rd, 2007

Echecs

6 jours ont passé et j’ai failli. Impossible de m’astreindre à rédiger un article par semaine. Échec. Regardons le bon côté des choses : je ne vous abreuve pas de descriptions fantastiques de mes soirées, de dissections profondes et fines de ma vie et de mes relations… Bref je ne bloggue pas.

Par contre, le point négatif est que du coup, je ne bloggue pas. Sans vouloir rouvrir le débat du bon et du mauvais bloggueur, il est quand même triste d’ouvrir un blog et de le laisser moisir (si tant est qu’un tas de fichiers sur un serveur puisse moisir… c’est un autre débat).

Bref, je me suis motivé ce soir, pour vous, chers (à défaut d’être nombreux) visiteurs : j’écris un petit article. Quoi de neuf, Paul ? What up ?

L’université de Lyon 2 étant bloquée/fermée actuellement, et le dialogue de sourds se poursuivant entre des bloqueurs incapables de réflexion et une Présidence incohérente dans sa gestion de la crise, je n’ai pas cours depuis deux semaines. En tant que personnel de l’université, je participe à l’organisation des différentes consultations voulues par la Présidence. Un premier vote mercredi dernier, électronique, peu suivi (35% de participation) et boycotté, un second vote à bulletin secret lundi prochain… La stratégie de la Présidence semble être de vouloir multiplier les (fausses) tentatives de dialogue afin de prouver au monde entier que l’intervention policière inéluctable et regrettable, est nécessaire.

En attendant, je n’ai absolument pas cours. En Master, nous avons un emploi du temps chargé, et serré : pas de semaines de marge, la fin de l’année étant immédiatement suivie, un week-end après, par le début du stage. Comment rattraper les cours dans ces conditions ? C’est impossible. Le diplôme est donc automatiquement déprécié. CQFD. Échec.

Les vacances forcées que nous font subir les bloqueurs se transforment peu à peu en triste spectacle où l’on assiste, impuissant, à la destruction de 4 années de faculté pour certains. Triste, non ?

Certains disent qu’il faut se mobiliser au lieu de se plaindre. Je l’ai fait : participation à la création d’un groupe anti-blocage, prise de parole en AG, argumentations diverses pour mettre en place un vote électronique… Plus on s’acharne, plus on en prend contre soi. Si tu pisses contre la tempête, tu mouilles tes chaussettes. L’échec de cette mobilisation est tellement évident que je suis encore plus découragé. Échec.

Après, on en vient à avoir la sombre pensée de souhaiter l’intervention policière. Peut-on nous blâmer ? Le blocage est illégal, et au nom de certains principes, il faut amadouer les bloqueurs pour qu’ils daignent nous laisser étudier en paix. Certes, il faut éviter de les prendre par la force, au risque de les enferrer encore davantage dans leurs idées extrémistes de complot international… Je pense toutefois qu’ils sont de toute façon irrécupérables. Je lisais quelque part qu’aller à la fac aujourd’hui c’est étudier le processus de formation des syndicalistes de demain. Je suis d’accord, à une nuance près : des syndicalistes se battant pour de fausses causes.

Saturday, December 1st, 2007

Défi spatiotemporel

Icone d'horloge et panneau d'avertissementEn début d’année, j’ai décidé de relever un défi : celui de mon emploi du temps. Etant en Master 1 (Informatique et Statistique), j’ai environ 25 heures de cours par semaine en première partie de semestre, et en deuxième partie un nombre non négligeable de projets à réaliser :

  • Programmation Web : un site à réaliser, accompagné d’un dossier
  • Génie logiciel : un Tetris à programmer en binôme, accompagné d’un dossier
  • Réseaux : un chat à programmer (application client/serveur), avec une interface graphique optionnelle, en binôme
  • Systèmes d’Information et Bases de Données : un système de gestion de publications à réaliser, en équipe de 12 (je suis le chef de projet) et en 9 heures (3h par partie : Analyse, S.G.B.D., Communication), accompagné d’un dossier er d’une soutenance orale

Certes, du travail, mais quelque chose que je n’appréhenderais pas si je n’avais pas un travail en parallèle. Heureusement, ce travail a lieu à l’université : monitorat de salle informatique de libre-accès (entendez surveillance et conseils de niveau 1 : “Il est où le bouton pour allumer ce Mac ?”). Il est donc assez modulable concernant les horaires (2×5h par semaine).

Mon emploi du temps, subtilement calculé à l’aide de Google Agenda, était rôdé, les groupes de T.D. choisis, bref, une horloge suisse… Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, aurait affirmé Pangloss (Candide, ou l’optimisme, de Voltaire).

Mais voilà : le blocage (sans aucun jugement de valeur : je n’ai rien contre les bloqueurs, ils sont juste très emmerdants à bloquer) a tout foutu en l’air. Les cours supprimés doivent être rattrapés, car je suis en Master. N’ayant pas de marge d’erreur, me voici obligé de résoudre des situations délicates (être en cours de 9h à 12h en étant en salle informatique de 9h à 14h) sans aucune flexibilité. Heureusement que certains de mes collègues sont sympathiques et ont un emploi du temps plus léger que le mien…

Le résultat du défi du premier semestre sera connu vers janvier/février, lorsque les résultats des examens seront connus. En attendant, je dois poursuivre sur ma lancée : rentabiliser chaque heure vide, anticiper tout projet (la date de rendu étant la même pour les deux projets les plus importants), me promener constamment avec agenda, critérium et gomme… De l’art de devenir adulte sans s’en rendre compte.

Wednesday, November 28th, 2007