Archive for June, 2008

Flock, le navigateur 2.0

Depuis la sortie de Firefox 3, je suis passé à un nouveau navigateur, fidèle à mon habitude de ne pas faire comme tout le monde, de faire partie des happy few de l’Internet, bref de me distinguer de la masse. J’ai découvert Flock, un navigateur axé sur le Web 2.0, que je juge pratique après quelques jours d’utilisation.

Flock est un navigateur fondé sur Firefox. En fait, tout Firefox est repris ou presque, et seule la couche “communautaire 2.0″ semble ajoutée par les développeurs de Flock. Du coup on bénéficie du moteur Gecko (et de ses performances et de son respect des standards), de la gestion des onglets, des favoris, etc., Firefox. Vu le bien que j’en ai dit dans plusieurs précédents billets, on comprend que ça me fasse plaisir.

Flock assure ensuite un degré supplémentaire dans la couche 2.0 du Web. Il permet de se connecter à de nombreux services et réseaux : Facebook, Digg, GMail, Yahoo! Mail, Flickr, Picasa, WordPress, Blogger… Je n’en fais pas la liste exhaustive. Grâce à ces connexions, on peut accéder à l’ensemble de ses contacts, tous réseaux confondus, mettre à jour son statut, contacter des gens. Pour les services spécifiques de photos (Flickr, Picasa, Facebook) on peut mettre en ligne des médias via une interface intuitive et évoluée (on peut retailler des photos, les tags sont gérés, les catégories…). Concernant les blogs, outre ceux hébergés par les gestionnaires de contenus (Wordpress.com, Blogger…), on peut se connecter aussi à un blog hébergé par soi-même. Ainsi, je blogue à l’instant depuis mon navigateur Web.

Au niveau du contenu, les médias sont mieux pris en charge. Une barre de médias permet un accès rapide et facile aux galeries Flickr, Picasa, etc., et des diaporamas. Tout peut être rapidement partagé par mail, blogué ou partagé sur Digg, par un simple clic (que ce soit une image, un lien, un site, un texte…). Les flux RSS sont très bien gérés.

L’intérêt principal de ce navigateur est donc de centraliser de très nombreuses et variées sources d’informations et d’interactions, pour avoir accès en un coup d’oeil à toutes les nouveautés (mails, rss, médias, messages Facebook…) et interagir le plus rapidement possible.

Le logiciel est actuellement en version stable 1.1 et en beta 1.2, sur laquelle je navigue à l’heure actuelle.

Blogged with the Flock Browser

Wednesday, June 18th, 2008

HP DV6810, Ubuntu 8.04 et Windows Vista

Voilà un mois que je me suis acheté un nouvel ordinateur portable, le HP DV6810 (version US), profitant de l’avantageux taux de change euro/dollar. Me voici donc sur un AMD dual-core 2GHz, 3Ga de RAM et une carte graphique GeForce 7150 milieu de gamme. Ma RAM a vécu une multiplication par 6 par rapport à mon ancien PC, et ma carte graphique remplace un chipset intel intégré déprimant d’incapacité.

Windows Vista : on a vu mieux

Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si Vista n’équipait pas mon cher PC. La version Home Premium est loin de me satisfaire, vu qu’elle m’empêche, pour une raison indétectable, de détecter des parties en cours sur un réseau local… J’installe donc Vista Entreprise, dont je dispose gratuitement via l’université d’Oklahoma, et là c’est le drame, mon matériel n’est pas entièrement reconnu. Manquent :

  • la carte son
  • la carte graphique
  • la carte Ethernet
  • la carte wifi
  • les boutons tactiles de gestion  du son et des médias
  • le lecteur de cartes SD

Oui je sais… C’est moche. Je passe une journée à retrouver les pilotes, car le site de support de Dell ne fournit pas les pilotes correspondants pour la carte wifi (une erreur si bête… le gestionnaire de téléchargement se tue à me proposer un pilote Broadcom, j’apprendrai plus tard que ma carte wifi est une Atheros).

La solution de dégrader vers XP n’est pas parfaite non plus car XP ne gère que 2Ga de RAM maximum…

Linux Ubuntu 8.04 : du mieux mais pas parfait

Je me décide à installer Ubuntu 8.04, pensant passer plus de temps encore à résoudre les problèmes que sous Vista. L’installation se fait rapidement, et je commence à diagnostiquer.

  • La carte graphique n’est pas prise en charge
  • La carte Ethernet n’est pas prise en charge
  • La carte wifi n’est pas prise en charge

Comment résoudre le problème ? Via la documentation Ubuntu. Une page est consacrée à mon chipset wifi. Temps de résolution : 10 minutes tout compris. Une page est consacrée aux cartes graphiques NVidia, temps de résolution : 5 minutes tout compris.
Bien sûr le tout m’a pris beaucoup plus de temps, du temps de recherche et de test, essentiellement parce que j’avais mal identifié ma carte wifi. Au final, le tout m’aurait pris 30 minutes maximum si j’avais été plus efficace et avais appliqué les recommandations de la doc Ubuntu plutôt que de chercher plus compliqué.

Conclusion de cette petite expérience : Linux n’est pas parfait, loin de là, et reste compliqué à installer quand on tombe sur la combinaison de matériel non reconnu (HP est un champion dans cette catégorie), mais qu’on ne vienne pas me dire que c’est mieux que Windows. Pensez simplement que si vous aviez à installer Windows au lieu de l’acheter préinstallé sur l’ordinateur, les difficultés seraient les mêmes… A l’inverse, si Linux était préinstallé sur les ordinateurs vendus, la simplicité serait au rendez-vous. Voilà qui confirme le fait que le succès de Windows est plus dû à la réussite de sa stratégie commerciale qu’à de meilleures performances techniques. On en doutait ?

Blogged with the Flock Browser

Tuesday, June 17th, 2008

iPhone 3G : Apple apprend de ses erreurs ?

L’événement a fait un tel bruit qu’il semble inutile d’en parler : Apple a annoncé lundi 9 juin, lors de la WorldWide Developers Conference d’Apple, la sortie prochaine de l’iPhone 3G (cf. le troisième résultat Google pour “annonce iphone 3G”). Je ne vais pas m’étendre sur les aspects techniques (qu’apporterais-je de plus ?) mais sur le nouveau modèle de distribution.

L’iPhone v1 était distribué suivant un modèle d’exclusivité et de rente : dans chaque pays (parmi les 4 dans lesquels il était distribué), un opérateur unique avait l’exclusivité du téléphone, moyennant le versement d’un pourcentage sur la vente des forfaits associés (on parle souvent de 30%, aucun chiffre précis ne pouvant être vérifié). Le prix du téléphone est assez élevé ($399 pour la version 8Giga aux Etats-Unis, en France 399€). La partie logiciel de l’iPhone a été mise à jour pour bloquer le plus possible les possibilités “annexes”, comme le déblocage et l’utilisation sur un autre réseau.

Résultats : on trouve des iPhones à peu près sur les 5 continents, beaucoup sont débloqués et utilisés sur d’autres réseaux, et après un joli décollage, les ventes se tassent au premier trimestre 2008. L’objectif annoncé de 10 millions de vente fin 2008 semble s’éloigner légèrement, même si les 6 millions sont atteints au premier trimestre (bien sûr, les ventes ont tendance à diminuer au fil du temps, phénomène classique, d’où l’inquiétude sur l’objectif).

L’iPhone v2 est distribuée de façon drastiquement différente. En lieu et place des 4 pays de distribution, Apple annonce la sortie de l’iPhone 3G dans 22 pays en juillet, puis à terme dans 48 autres pays, soit 70 pays sur les cinq continents. Le prix est divisé par 2, on tombe à $199 pour un iPhone 3G version 8Giga. Finie également l’exclusivité nationale. Ainsi en Suisse, Orange et Swisscom offriront tous deux le produit. De nombreux logiciels développés par des tiers sont inclus dans le nouveau téléphone et Apple s’engage à prendre en charge les applications tierce-partie et à fournir un support des besoins entreprise.

Le changement est bel et bien radical. Apple vise plus de clients, géographiquement, qualitativement avec l’ouverture au monde de l’entreprise qui jusqu’ici boudait l’iPhone faute de fonctionnalités adaptées et socialement avec une baisse remarquable du prix. L’opérateur n’a plus le beau rôle, puisqu’il ne bénéficie plus d’un monopole national et paie probablement une partie du prix du téléphone, ce qui expliquerait selon des analystes économiques la baisse du prix final du téléphone.

Contrairement aux réactions à court terme face aux “piratages” des iPhones (augmentation de la protection, logique de fermeture et de verrouillage), Apple semble donc prendre le chemin de l’ouverture, à mon avis beaucoup plus viable à terme. Reste à savoir si la baisse de prix et l’ouverture aux applications tierce partie (facilitant notamment l’implantation de logiciels de téléphonie en VOIP) ne nuiront pas aux bénéfices d’Apple, et l’inciteront quand même à rester sur cette voie, nettement bénéfique pour les consommateurs.

Pour ma part… Je crains que la baisse de prix et le support de la 3G n’aient raison de ma modération. Je finirai probablement par craquer avant mon retour en France.

Tuesday, June 10th, 2008